Happy fifty

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Accueillir la ménopause

"Quand le vent souffle, certaines vont construire des murs, d’autres des moulins. »

Le regard biaisé de la société

La ménopause n’a pas franchement bonne presse dans nos sociétés occidentales : vision pessimiste des femmes avec date de péremption, de femmes réduites à leur corps, jeunisme qui commence à devenir franchement pénible. Sans parler de la médicalisation à outrance ; à qui profite le crime ? On veut nous faire croire que la ménopause est une maladie et que le corps médical a le droit de s’approprier le nôtre… non mais je rêve !
Depuis la nuit des temps les femmes ont leurs règles qui cessent à peu près toujours au même âge (soit entre 45 et 55 ans) et ce serait une maladie dont on met en exergue les symptômes.
Attention info exclusive : la personne qui vous connaît le mieux, c’est vous.

En France, saviez-vous que 50 % des femmes majeures ont plus de 50 ans ?
Et, avoir 50 ans ou plus, est-ce grave ? important ? contagieux ?
Que ou qui choisissons-nous de croire ? Que la vie est fichue dès que l’on atteint les 45-50 ans ou au, contraire, qu’il nous reste encore la moitié de notre vie pour réaliser nos rêves ? Les japonais parlent, eux, de deuxième printemps… Cherchez l’erreur !

La bonne paire de lunette

Alors pourquoi se focaliser sur le verre à moitié vide alors qu’il est à moitié plein ? Nous pouvons décider d’enfiler la bonne paire de lunettes, pas celle qui fait voir tout en gris.
Nous pouvons choisir de valoriser nos expériences de vie, notre capacité désormais à prendre du recul, notre détermination et notre puissance intérieure, que nous ne soupçonnons parfois même pas tellement nous la banalisons.

Oui c’est une période qui nous incite naturellement à dresser un bilan de sa première moitié de vie. C’est d’ailleurs très intéressant car cela nous permet de revenir aux commandes de notre navire. Nous en sommes LA capitaine et nous pouvons décider de notre destination comme les grandes filles que nous sommes devenues.

Si on se laisse happer par ce discours alarmiste, il y a de forts risques que l’on vive notre ménopause avec beaucoup d’angoisses et que les jeunes filles ne veuillent même pas en entendre parler, alors qu’il est tellement important d’entretenir ces liens intergénérationnels de transmission.

Au contraire, si l’on voit cette période comme un passage naturel d’un moment de la vie à un autre, comme une étape initiatique, il y a beaucoup plus de chances pour que l’on fasse de cette période une belle aventure pleine de surprises.

Trouver l’équilibre

La ménopause nous amène bien souvent à devoir redéfinir de nouvelles règles de vie.
Cessons surtout de considérer notre corps comme notre ennemi.
Et s’il nous rendait service en se mettant en mode alerte lorsque l’on ne se respecte et que l’on ne s’écoute pas suffisamment ?
Et si plus nous allions au-delà de nos limites, plus nous refusions l’évidence, plus les effets de la ménopause étaient forts ?

Cette période de notre vie nous invite en effet à être un peu moins dans l’action et davantage dans l’intériorité pour s’ouvrir à notre féminin, à l’image de l’archétype de la femme-sage.
Un peu plus dans le yin et un peu moins dans la yang. Plus il y a de yang dans nos actions, plus il y a de feu... et donc plus les bouffées de chaleur peuvent être intense (chez moi, cela a un impact direct). Apprenons donc à mettre plus de fluidité dans notre vie, à laisser reposer les choses quand c’est le moment pour pouvoir passer à l’action sereinement.
Revenir dans la douceur pour prendre soin de soi, à l ‘écoute de ses émotions, de ses besoins, en agissant sur la tête, le corps et le cœur, notre triade fondamentale.
S’aligner à notre nouveau moi demande du temps et une petite pincée de motivation. Il n’est nullement besoin de s’infliger ce chemin toute seule, nous n’en tirerions non seulement aucune gloire mais beaucoup plus d’obstacles.

Ne pas rester seule

Nous les femmes, avons tendance à nous sentir très seules face à la ménopause. Échangeons entre amies, avec votre conjoint.e : n’en faisons surtout pas un tabou qui nous enferme et nous isole.
Avoir peur, c’est normal car, pour revenir aux propos introductifs, nous sommes encore influencées pour tout un inconscient collectif de la perte (perte de la fertilité, de la jeunesse, du désir, etc.).
Partager nos expériences facilite l’intégration de cette période comme quelque chose de naturel. Parler libère et permet de ne pas imprimer les maux en soi.
Lisez, abonnez-vous à des comptes qui en parlent de manière positive et douce.
J’aurais d’ailleurs l’occasion de vous partager plein de bonnes ressources sur ce blog.

Parfois, on est tellement loin de soi-même qu’on a besoin d’aide pour revenir à soi et identifier ses besoins. C’est que je vous propose dans mes cycles de coaching pour bien vivre sa ménopause et en faire une force.

Toutes les femmes vivent la ménopause, c’est juste une étape de vie et c’est normal ! C’est promis, on peut se sentir bien. Parlons-en ensemble.